
Tout d’abord, je te souhaite une très bonne nouvelle année. Que 2026 t’apportes plein de belles choses et, pourquoi pas, plein de belles découvertes dans le monde du BDSM 😉
Qui dit nouvelle année dit souvent bilan de l’année écoulée. L’occasion pour moi donc de faire celui de ma chasteté. Au moment du changement d’année j’en étais à 1320 jours en cage et 572 jours depuis mon dernier orgasme. Soit respectivement un peu plus de 3 ans et 7 mois pour la cage et à peu de choses près 1 an et 7 mois pour les orgasmes. Pas de vantardise derrière ces chiffres. J’ai comme tout le monde commencé à zéro. Cela dit, là où j’en retire une grande fierté, c’est que, quand bien même j’ai eu une grande facilité à me faire à la chasteté, la grande majorité de cette période a réellement été passée en cage.
Cage de chasteté : de nombreux retraits… jusqu’à l’excès
Les retraits, depuis le début de cette chasteté, se résument en effet à peu de choses : Quelques jours par-ci par-là, principalement pour des soucis de santé, un bon mois pour la cicatrisation de mon piercing Prince-Albert et quelques jours de plus pour chaque stretching de celui-ci. Mais si je ne prends en compte que l’année 2025 pour ce bilan c’est particulier puisque j’ai cumulé une dizaine de jours sans cage rien que pour cette année! Le tout était en fait réparti en 8x, tous les mois et demi environ. La raison ? L’épilation définitive au laser de ma zone intime. Pas le choix évidemment pour pouvoir traiter cette partie du corps. Mais jamais je n’avais dû retirer autant de fois la cage et jamais de manière aussi rapprochée. Et c’est ça qui a été marquant.
Heureusement cette opération est désormais terminée car ces retraits ont été difficiles, mais aussi instructifs. J’avais beau savoir que cela se faisait dans le cadre d’un objectif fixé par mon Dominant, ça n’a pas empêché que chaque retrait ait été psychologiquement difficile à vivre. Comme, pour ainsi dire, tous les retraits depuis le début de ma chasteté en fait. Rien de plaisant ou d’excitant dans ces moments, bien au contraire. Et bien entendu, la dernière chose que j’ai envie quand je suis sans cage, c’est d’en profiter. En premier lieu évidemment par obéissance et respect pour mon Dominant et des engagements envers Lui. Mais aussi parce que cette liberté n’en est en réalité plus une pour moi. C’est une contrainte. Sentir le contenu tenter de s’ériger (et je dis bien tenter car ça ne dépasse pas le stade de la tentative et même si j’ai conscience que cette impotence n’est que temporaire, je dois bien admettre que ça me va comme ça) ou son poids contre ma jambe me gêne. En fait voir mon entrejambe autrement qu’avec la cage m’est aujourd’hui dérangeant. Même si le contenu fait partie de mon corps et que je tiens à son intégrité, fondamentalement il ne m’appartient plus. Mon Dominant et moi le préférons simplement à sa place, en cage.
Mais pas de surprises dans ce constat. J’avais compris tout ça il y a bien longtemps déjà. Non, là où ces retraits à répétions ont été instructifs c’est sur ma capacité à m’y habituer. Je savais que ça allait être désagréable mais je pensais sincèrement que la répétition rendrait cela, à force, plus facile. C’est en réalité tout l’inverse qui c’est passé. Si moralement j’ai réussi à mieux gérer au fur et à mesure, la sensation de ne plus être moi lorsque je ne porte pas la cage de mon Dominant m’est devenue de plus en plus insupportable. Le fait aussi de savoir que dans cet état je ne suis plus tout à fait à ma place vis-à-vis de mon Dominant. Tout cela a fait que j’en vienne à être carrément excédé à l’idée de devoir à nouveau retirer la cage… une émotion pour le moins inédite pour moi.
Résolution 2026
De ce fait j’ai pris une résolution pour 2026 : ne plus retirer ma cage de toute l’année. Je sais, c’est un peu absurde dans le sens où je n’ai jamais eu la volonté de la retirer et quand c’est arrivé, hormis quand c’était pour des questions de santé, ça n’a jamais été de mon propre chef. Cette résolution vient donc «seulement» réaffirmer ce désir, ce besoin en fait, de rester en cage de manière permanente et de rester chaste pour mon Dominant. C’est aussi la façon que j’ai trouvé, sur le moment, d’exprimer le souhait que ça n’arrive plus. Et pour ce faire, je sais que je dois me tenir à mes engagements de faire au mieux pour prévenir les problèmes de santé qui pourraient me contraindre à retirer la cage. Cela inclut notamment à veiller à une excellente hydratation pour éviter les problèmes urinaires, à la meilleure hygiène possible du contenu et à prendre soin de la peau dans toute cette zone pour éviter des blessures ou des irritations qui pourraient être difficile à guérir.
Ceci dit, aussi intense puisse être ce souhait, il ne doit pas faire oublier certaines réalités. S’assurer du bon fonctionnement de la serrure est par exemple un point essentiel qu’il ne faut pas omettre. Car il serait des plus regrettable de se rendre compte le jour où un retrait urgent est nécessaire que la serrure est grippée. N/nous explorons encore ces réalités à ne pas négliger dans le cadre d’une chasteté absolument permanente et comment les mettre en place. Si cela doit passer par un retrait à intervalles réguliers, je sais que ça ne me plaira probablement pas. Mais le faire ça sera une façon de prendre soin de la propriété de mon Dominant. Et avec ce point de vue là, forcément, ça va beaucoup aider à faire passer la pilule.
Déni d’orgasme : un sans faute
Cinq-cent-septante-deux jours depuis mon dernier orgasme au moment du passage en 2026. Je sais que le chiffre peut paraître impressionnant, moi même il m’interpelle d’ailleurs. Dur à croire en effet que ça fait déjà autant de temps, surtout quand je repense au masturbateur chronique que je pouvais être avant ça. Lui qui était difficilement capable de passer une journée sans s’être procuré plusieurs orgasmes a pourtant complètement disparu. Au point que je ne perçois pas du tout ce nombre comme une quelconque performance. En fait l’interdiction des orgasmes imposée par mon Dominant c’est révélé être une telle libération que ça a rendu le tout d’une facilité déconcertante. Et aujourd’hui je suis parfaitement heureux, j’ai zéro regret quant à mes orgasmes et je n’ai aucune envie que cela change.
Je m’amuse d’ailleurs souvent à imaginer ce qu’un homme «vanille» pourrait penser de tout ça. L’incompréhension doit sans doute primer. Difficile en effet de faire comprendre que je puisse ressentir un plaisir bien plus intense, honnête et durable en servant des Hommes plutôt qu’au travers de la jouissance. C’est pourtant ce que je ressens et il n’y avait donc aucune raison pour que je fasse un faux pas en 2025. 0 tentative, donc 0 orgasme. C’est un sans faute. Mais…
Pas d’orgasme mais une «purge»
Et oui, il y a un «mais». Tout d’abord, je me dois de préciser un point important. Tu le sais peut-être déjà à la lecture de mes autres articles, avant d’avoir une interdiction totale des orgasmes, j’étais autorisé à me procurer des «orgasmes ruinés». Il y avait donc éjaculation mais sans le plaisir de l’orgasme. Aujourd’hui, quand je parle de déni d’orgasme c’est donc pas d’orgasme mais pas d’éjaculation non plus. Je n’ai donc pas eu de libération de sperme volontaire depuis le 7 juin 2024 (volontaire car le corps se régule et évacue automatiquement le trop plein, la plupart du temps avec les urines). Il peut y avoir confusion car chez certains soumis, qui parlent aussi de déni d’orgasmes, des «purges» régulières sont imposées par leurs Dominants. Dans leurs cas le déni d’orgasmes ne fait donc référence qu’à l’aspect «plaisir» de l’orgasme et pas à l’éjaculation en tant que telle.
La précision s’imposait car le 16 décembre 2025 j’ai eu une «purge» accidentelle. J’ai donc eu ce soir là une libération de sperme dans une quantité plus vue depuis plus d’une année et demi. Sans sensation particulière, si ce n’est une pression dans le bas ventre. Mais pas d’orgasme. C’est arrivé un court instant après avoir terminé un entraînement combiné de mon vagin, de mes testicules et de mes tétons. Je n’avais jusqu’alors jamais entraîné, et donc stimulé, ces trois zones érogènes en même temps. Ça faisait peut-être déjà beaucoup. Mais ces derniers temps, je suis aussi plus à l’aise et serein avec l’entraînement de mon vagin, ce qui me permet de plus me laisser aller aux plaisirs que je peux ressentir au travers de celui-ci (et ça tombe bien puisqu’il est voué à devenir mon nouvel organe sexuel). Alors voilà, ce trop plein de stimulation sans doute et la non perception des signes avant-coureurs m’ont amenés à cette purge involontaire.
La confiance conservée
Et c’est bien ce «involontaire» qui fait toute la différence. Déjà parce que si ça avait été volontaire cela aurait enfreint une règle essentielle de mon Dominant et surtout je pense que ça aurait grandement entamé la confiance qu’Il a envers moi. Et honnêtement, sachant que trahir Sa confiance serait la pire chose que je pourrais faire, je ne sais pas si je l’aurais supporté.
Mais heureusement l’éventualité même d’un orgasme complet involontaire avait été anticipée dans le cadre de mon entraînement vaginal. En effet, si je dois à nouveau ressentir des orgasmes, seuls les orgasmes vaginaux (comprendre prostatiques) me seraient autorisés, bien que pas forcément recherchés et quoi qu’il arrive secondaire à l’orgasme de mon Dominant, le seul qui compte vraiment. Mais la nuance est qu’un orgasme vaginal ne serait pas une faute. D’ailleurs mon Dominant m’a fait voir le côté positif de cet accident : plus j’éprouve du plaisir dans le cadre de mon entraînement vaginal, plus je peux me sentir à l’aise, plus je peux progresser et plus le transfert de mon organe sexuel sera concret et réel.
Conclusion
En conclusion, comme il n’y a eu ni faute, ni orgasme, mon Dominant a accepté de ne pas remettre à zéro le compteur «dernier orgasme» sur le site. Mais puisqu’il pouvait être intéressant de garder un suivi de ce qui est, si ça se trouve, une nouvelle capacité, un nouveau compteur dénommé «dernière purge» a été créé. Et peut-être qu’un jour je pourrais le renommer en «dernier orgasme vaginal» ?
